9 août

 

 

 

 

TORTICOLIS

 

 

 

« Jamais je ne pourrais te dire Adieu. Tu fais partie de moi…

Confident et incarnation de mon être,

Je n’en finis pas de te parler

Jusqu’à tutoyer la folie ! »

 

Voilà ce que j’écrivais avant que mes cervicales ne se coincent et que,

Tendant la main valide vers le téléphone à fil,

Je renoue à toi.

 

Les scientifiques douteront de la succession et,

Dans l’ignorance, parleront de « causalité circulaire »…

 

Est-ce parce que tout mon être se préparait déjà à un retour vers toi que j’ai écrit cela comme une justification du geste qui me faisait t’appeler, le torticolis n’étant qu’accessoire (et très naturellement provoqué par mon incommode position d’écriture sous mes draps !)

 

Ou bien

 

Est-ce par mémoire de la souffrance engrangée que mon corps s’est bloqué pendant que ma pensée, encore obsédée de toi, t’évoquait, te convoquait, réalisant le conflit intérieur entre deux forces contraires :

- la pensée amoureuse qui t’a élu dans son illusion,

- le corps fécondable qui a digéré la désillusion…

 

 

 

 

 

 

 

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