7 avril

Mémorial d’un rituel initié par toi avec

 la légèreté irrévérencieuse d’une farce

de Ier avril

 

 

TOUT ET RIEN

 

 

Tu m’as fait une promesse d’absolu que tu n’oses accomplir sans pour autant te retirer.

J’ai la faiblesse de ne pas partir sans cependant renoncer.

Nos deux désirs tissent, dans cet écart, des arabesques décalées :

 

 

Fiévreusement retenues

Sulfureusement chastes

Impudiquement tendres

Furieusement paradoxales…

 

 

Les mots de ta promesse ont dicté nos nouveaux « tabous » auxquels je sacrifie avec la dévotion d’une vestale. La profondeur de ma bouche t’est interdite ainsi que la caverne courbe de mon vagin. Mais nos corps s’aimantent…

Dix fois par jour, je sens au creux de moi ton membre fantôme que mes liqueurs appellent.

 

L’accord de sage complicité que tu avais ébauché un soir de confidences a fondu sur mon lit dès le lendemain après-midi !

 

 

Mon sein pointe tes lèvres

Mes lèvres ruissellent sous tes doigts.

Ma bouche se refuse,

Non la cambrure de mes reins.

Et ma lune s’est dilatée pour accueillir

La vigueur de ton dard

Dans des hardiesses solaires.

 

 

 

COMPROMIS DE GEANTS                                                                                       pour un PACTE DE CHAIR

qui hésitent encore                                                                                                       entre

 

 

RIEN OU TOUT