5 août

 

 

SUPPLIQUE PROPHYLACTIQUE

 

 

 

 

 Le pourtour de ma bouche, ce matin, est encore abîmé,

 Tel un sexe irrité :

 « Plaie béante » 

 Stigmate de ton parjure.

 

Comme si l’amertume qui étranglait ma poitrine avait décidé de placer là son étendard : REFUS patent d’être baisée par d’autres que Toi, même pour toi !

 

 

Tu décidais de rompre.

 

- -

 

Laisse-moi purger à mon rythme,

Ce trop plein de Toi

Qui pourrit ce corps que tu disais beau.

 

 

 Il doit y avoir une vie après l’écriture.

 

 

Je la souhaite douce et légère,

Tendre et chaleureuse,

Ensoleillée par la complicité

de ceux qui ont trouvé à s’aimer

 et pour qui,

 dès lors,

Tout est fête

 

 

Une fête, comme le furent nos premiers déjeuners ; l’expédition lilloise et

 son cache-cache nocturne entre les chambres du Crowne Plaza ;

 Mon intrusion à Boulogne,

- tous codes bernés -

Ces rares moments volés où j’eus le sentiment de pouvoir, avec toi, à ma mesure

 

 

Exister