31mars

 

 

 

 

NOCES DE PAPIER

 

 

Par ta promesse, tu souhaitais me défendre contre ce que tu avais déjà connu et dont tu ne voulais plus : l’écartèlement de deux relations parallèles où le temps accordé à l’une est forcément retiré à l’autre.

Si, demain, par la fièvre de notre désir commun, tu te donnes et me prends sans m’avoir élue, je le sais, je le sens : ton sourire et ta voix n’accompagneront pas mes matins ni a fortiori les pas de nos hypothétiques enfants… De nouveau pour toi les déchirures, et, pour moi, la douleur d’une épure gâchée faute d’avoir su en prendre soin.

Autant en rester au seul exercice de l’écriture, sauf qu’en t’écrivant, je reste amoureusement attachée à toi, confinée dans ta lumière fuyante.

 

 

« Les livres sont les fruits de la solitude et les enfants du silence »

 

Je veux briser cette malédiction

Et le croyais possible…

Dans tes bras.