28 avril

RÉÉCRITURE

 

A TOI, sujet et objet du désir, initiateur et seul destinataire

 

Je n’y pensais pas, je n’y pensais plus, du moins, avais-je cette impression - que ton oreille et instinct de mâle démentiront…

 

Les raisonnables diront : « trois mois… c’est trop tôt ! »

Certes, si j’avais 10 ans de moins, sur mes gardes, j’aurais peut-être écouté leurs raisons ;

Mais si j’avais 10 ans de moins… et toi ton âge, tu n’espérerais pas retrouver le blanc de ma chevelure sous les pigments flamboyants des trafiquants d’apparence.

 

Je sais ne pouvoir rien attendre et ne devoir rien espérer. Versatile, Impossible… Pire : Ailleurs Attaché, sans doute même « Promis », car tu n’es guère avare de mots dans ton plaisir.

 

Je m’étonne donc de mon audace, j’y sens la femme que je suis devenue : en rupture de rang avec tout ce qui n’est plus essentiel. 0 +1 : pour moi aussi cette année initie un nouveau calendrier. J’étais déjà effrayante avant… Je deviens inaccessible au commun des hommes …

 

Qu’importe,

J’ai rencontré un ROI !

 

Sois la révolution de ma chair pendant qu’elle vibre encore des promesses de la renaissance !

Donne au hasard de notre rencontre, la confirmation de son titre de « cadeau de l’existence ».

Offre-moi la chance fabuleuse de porter l’enfant du désir.

Je suis trop animale pour me satisfaire d’une vie purement cérébrale.

Je suis trop sensible et sensuelle pour oser un enfant avec un homme que je ne désire pas.

 

JE TE DESIRE

CELA EST

 

Rien ne pourra faire que cela ne soit pas : quels que soient ton inconstance et mes avalanches, Notre Histoire est gravée d’immense.

 

J’ai fait toutes les guerres de la solitude : notre enfant dans mon ventre, rien ne me fait peur.

Je suis, dis-tu, une petite-fille de rêve… Donne-moi la chance d’être femme et mère.

 

JEUDI

05 05 05

 

Milieu parfait du cycle, et date anniversaire de nos deux vies,

Laisse nos corps, à leur âge respectif, décider

Laisse-les se confondre sans retenue

Laisse opérer la chance, dans cette roulette du cœur à cœur, comme un ultimatum à nos chairs pour enflammer le silex de nos volontés.

 

si rien n’est écrit, Yves, laissons décider l’animalité de nos V I E S