18 avril

 

 

DÉSORIENTÉE

 

 

Qu’y a t-il eu de réel ?

 

Je fus ton pôle : là où tous les faisceaux convergent, annulant le temps opératoire et laborieux des humains…

 

 

Et puis, vendredi…

Ce rendez-vous dans la rue, Toi, ton casque à la main, chevalier sans monture…

Et notre rupture silencieuse, puisqu’il n’y avait plus rien à dire :

Au ton de ta voix, quelques minutes plus tôt, au téléphone, j’avais compris.

 

 

À cette table de café rayonnante de soleil, pendant que je fermais les yeux pour éviter de graver dans ma mémoire de nouvelles images de Toi,

Tes lèvres ont posé sur mes joues deux baisers :

 

 

 2 GROS BISOUS 

tendres et francs,

profonds aussi à leur manière d’épouser largement ma peau…

 

 

De ces bisous que l’on fait, de tout l’élan de son cœur, aux enfants, quand ils nous quittent pour des vacances…

 

 

 

Je n’ai pas de frère.

Tu n’as pas de sœur.

Serait-ce cela : « nous » ?

Est-ce ce que tu veux pour nous ?