16 juillet

 

NÉVROSE DÉLIRANTE !

 

 

Je prends à témoin celui qui me lira peut-être un jour !

(Sera-ce, dans 20 ans, Lou ou Thibaud fouillant dans l’armoire de leur père défunt…

 Ou Vous qu’il préféra et dont j’ai voulu tout ignorer pour me préserver !)

 

Je prends à témoin celui que tout discours forcément convoque,

et d’abord sans doute moi-même :

 Cette histoire m’épuise mentalement, elle n’a plus rien de frais ni d’épanouissant, elle signifie vraisemblablement ce qui est devenue mon INAPTITUDE à la réalité amoureuse !

 

 

 

 Il fait soleil / je t’écris.

 

 

 

Il suffirait peut-être que tu dises avoir oublié nos caresses pour que ma fierté malmenée réveille mon instinct de sauvegarde.

Mais je n’ose te le demander, craignant que la confirmation de ton mépris m’abîme dans l’évidence d’une vie dénuée de cette intensité !

 

 

 

Reste ton silence et tes rares appels, toujours en à-coup !

Tu paries sur la chance

 - plutôt celle de l’impossibilité de nous voir -

 Crains-tu de connaître à nouveau l’excès de notre désir ?

Protèges-tu enfin ton couple ?

 

 Me préfères-tu Imaginaire

 Docile comme le souvenir que l’on sort de sa boîte quand le présent lasse.

 

Cet après-midi du 14 juillet, à défaut de me serrer contre toi,

C’est le piment en moulage d’argent

- Que je t’offris en mémoire du 05 05 05 avorté -

Que tu disais tenir entre tes doigts !