16  avril

 

 

 

TE PERDRE  / ME PERDRE 

 

 

Le piège de « l’Impossible » s’est refermé comme une mâchoire et me broie en conscience puisque, selon tes dires, « Rien entre nous n’est possible » :

 

RIEN,

 Hormis l’écriture et les caresses qui encadrent nos déjeuners du jeudi !

 

Serait-ce cela : « nous » ? Un jour à vie ? Sans jardin, sans voyage, sans le délice de la nuit, ni la joie des matins…

 

J’ai cherché une parade, une ruse pour continuer à respirer malgré la dissymétrie qui m’étouffe. Consciente de m’abîmer, j’ai voulu crever le cul de sac, ouvrir l’horizon [que ta fidélité ailleurs me barre] par l’avenir d’un enfant qui aurait mêlé ton sourire au mien SI la vie osait nous prendre aux mots du rendez-vous exceptionnel du 05. 05. 05.

 

 

5 Septembre : ta naissance

 5 Février : Ta renaissance après l’accident de l’an passé – miraculé !

5 Mai : mon anniversaire

 Et notre chance

 

 

Je fus maladroite comme le sont souvent les femmes émotives et fortes qui se débattent, piégées dans les filets que tissent l’excès de leur confiance, puis leur impatience…