Le 15 avril, 22 heures : post trauma causé par le gynécologue, Docteur Papa

 (un tel nom ne s’invente pas !)

 

VIRAGE

 

 

Connaissais-tu le chiffre ? La science dans ses statistiques a des effets de couperet ! Ces « détails » qui avaient dû m’être présentés déjà auparavant se sont, ce soir, gravés dans la chair grise de mes neurones comme la marque rouge d’un fer à bestiaux.

 

Voilà ma décision :

Parole de femme !

 

Si, pour mes 41 ans, les 5, 6, 7, 8 mai, date d’un commencement d’ovulation, je dois retenir ma bouche qui t’appelle et te voir disperser ta vie dans mes excréments, j’offre à un autre le cadeau de m’enfanter.

 

Je ne perdrais plus les rares matrices issues de mes entrailles dans les audaces capricieuses de l’Homme qui honore la séductrice mais élude la plénitude de la femme aimante.

Fait nouveau par son urgence / contradictoire avec tout ce que j’ai dit 

Cette fois, je plaide coupable.

 

Au mépris de mes rêves enfantins de Princesse solitaire, la femme, amatrice d’hommes impossibles, et trop aimante pour savoir les garder, jure ici d’ouvrir ses ailes caverneuses à tous ceux qui, appréciant assez la féminité que j’incarne, m’ont déjà offert de combler cette aberration.

 

Tu souhaitais que j’eusse d’autres partenaires, de ce point de vue, tu seras servi.

Il n’est plus temps de pinailler sur des promesses toujours finalement défuntes : l’amour dure deux mois ou trois à quinze ans ; guère plus chez le commun des mortels, qui m’indiffère !

 

Sensuelle et conceptuelle, j’effraye depuis trop longtemps les hommes qui m’attirent, et me troquent pour des poupées plus simples. Cela ne peut guère être pire… Du moins romprai-je le sort des lâchetés masculines qui acculent les femmes les plus puissantes intellectuellement à mourir desséchées, après avoir tant mouillé de leurs fluides les poitrails de leurs piteux alliés.

 

Des hommes de valeur qui sont mes amis, étonnés de mon destin, m’ont offert depuis déjà quelque temps ce que je t’offre maintenant à TOI :

 

Nous mêler Irréversiblement

Dans un être qui confondra nos personnalités

Pour en créer une autre, et nous grandir, au soir de notre vie,

De ses remarques intempestives…

Toi et moi, de chair, confondus !

 

Le 05.05.05 : Tu auras décidé.

  sY l V I E S